L’incontournable valeur de la RSE dans les processus de M&A

Les critères de responsabilité sociale, économique et environnementale (RSE) deviennent incontournables dans les processus M&A. Découvrez comment les petites et moyennes entreprises (PME) créent de la valeur grâce à l’implantation d’une politique responsable.

Si le processus de mise en place et de gestion d’une politique de responsabilité sociale, économique et environnementale s’est d’abord imposée aux grands groupes, notamment pour répondre aux critères ESG, il devient depuis quelques années un actif hautement valorisable dans les processus de levées de fonds et de désinvestissement au sein de plus petites sociétés, en ce compris les entreprises familiales.

La RSE n’est pas un processus figé. Sa mise en place doit être réfléchie, adaptée et cohérente et s’articule autour du concept de valeur partagée, visant à générer un retour sur investissement pour les actionnaires en créant de la valeur pour les autres parties prenantes et la société dans son ensemble. 

Les coûts générés pour son implantation peuvent être importants et le retour sur investissement n’étant pas direct, cela constitue un frein pour les petites structures. La RSE ne s’inscrit pas dans une logique d’optimisation de l’EBITDA annuel.

Sur son impact financier et comptable direct, on notera entre autres les coûts de mise aux normes environnementales, les coûts de R&D visant à développer des innovations technologiques en amont ou en aval de la chaine de production (récupération des déchets, optimisation des matières premières, économie d’énergie), mais aussi l’important volet de la digitalisation des entreprises existantes qui sous certains aspects répond également aux objectifs d’une politique RSE intégrée.

Plusieurs leviers de rentabilité sont avancés par des études récentes dont trois nous semblent les plus pertinentes pour les sociétés privées et non cotées 

  • l’impact positif sur le chiffre d’affaires par l’attraction d’une clientèle sensible aux valeurs sociétales et le taux de rétention de celle-ci. Pensons à des sociétés qui ont une politique de mécénat ou de recherche auxquelles ses clients s’identifient.
  • la réduction des coûts par la mise en place de systèmes d’économie d’énergie, de valorisation des déchets et de manière générale par l’inscription du processus industriel dans l’économie circulaire 
  • L’attraction et la rétention de jeunes talents et de personnel qualifié. Les milléniums sont en effet concernés par les valeurs sociétales et éthiques et la qualité du travail. 

Ce dernier volet des ressources humaines est un des enjeux les plus importants dans une économie digitale, mobile et hautement concurrentielle.

La qualité de l’équipe est l’actif intangible qui ne ressort d’aucun bilan, d’aucun état financier mais qui constitue la valeur clé d’une entreprise dans le processus de son évolution et de son ancrage dans le secteur concurrentiel dans laquelle elle s’inscrit.

Sachant qu’en matière de valorisation d’entreprises, c’est la capacité de la société à générer des cash-flows futurs qui est la base de calcul, la force et la cohésion de l’équipe HR est un des facteurs clés de l’analyse des investisseurs. 

D’après le baromètre 2020 du MEDEF, 83% des salariés d’une entreprise ayant une politique RSE considèrent que leur entreprise a un impact positif sur la société contre 59% dans les entreprises qui n’en n’ont pas.

Longtemps considéré comme une obligation générant des coûts, la politique RSE est désormais vue comme un actif hautement valorisable et valorisé dans les processus M&A.

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